Autre très bonne surprise de l'édition 2008, la pièce de Marcela Levi [...]. Plus implicite, le propos de la jeune chorégraphe brésilienne ne manque pourtant pas d'audace, ni d'une certaine violence. Chevauchant une tête de taureau, liée à elle dans un mouvement de bassin suggérant la pénétration, elle dit l'animalité de la femme et le désir de domination de l'homme, le sexisme des traditions conjugales et tauromachiques, l'érotisme et le morbide. La beauté sauvage (et plastique) de la pièce se teinte d'une autodérision justement dosée qui libère le discours présupposé de sa pesanteur.