marcela levi

Joaquim Noguero
La Vanguardia - Critique de Danse
Barcelone

Externes interiorités
Massa de Sentidos

Levi va nous dévoiler ses interiorités, jusqu'à celles plus petites, le plus intime, qui n'est pas le sexe ni le corps offert naturellement à découvert.



La chorégraphe brésilienne Marcela Levi vient à la scène et aligne par terre un jeu de matrioskas, les celèbres poupées russes. Cette image et celle de la pâte de pain sont les seuls objets en scène, et servent à la chorégraphe comme métaphore précise du sens de l'oeuvre. Levi va nous dévoiler ses interiorités, jusqu'à celles plus petites, le plus intime, qui n'est pas le sexe ni le corps offert naturellement à découvert, mais ce noyau de chanson infantile qu'elle insinue dans la partie finale. Le processus est expressément mathématique, plein de symétries. La pièce est intellectuelle et est organique : organisée à l'extrême, ritualisé chaque mouvement, elle est corporelle sans sensualidad et elle est expressif sans autre capacité émotive que celle de la vulnérabilité inhérente à la nudité. À partir d'un jeu formel basé sur la dialectique dedans-dehors, plein-vide, Levi construit un discours sur le discours, sur l'impossibilité d'un seul point de de vue, des lectures univoques. Exprimé avec la plus grande sobrieté.